NOCES D'ARGENT SR BENEDICTE

temoignage de sr benedicte mengue messina 

Chers frères et sœurs louer soit Jésus Christ. 

Mon âme exalte le Seigneur : le tout puissant fit pour moi des merveilles. C’est par ces paroles du Magnificat, que je voudrai te dire oui Seigneur je t’aime. Cette histoire d’amour de Dieu manifesté envers moi sa petite servante et dont nous faisons mémoire, est une expérience de plusieurs années. En effet, une vocation religieuse, c’est l’histoire d’une rencontre entre Dieu et l’appelée. Dès mon enfance, le Seigneur m’a,  en effet, donné la grâce de grandir dans une famille chrétienne, où la foi transmise par mes parents tient une grande place. 

La prière en famille, les mouvements d’action catholique,  Les sacrements, la participation aux messes dominicale, les initiatives caritatives sont autant d’éléments qui m’ont aidé à cheminer dans l’amour du Christ. Ma vocation prendra plus tard racine dans cette éducation chrétienne que j’ai reçue et conservée. 

La plus part de temps, c’est au contact d’une personne consacrée ou d’une communauté religieuse qu’une vocation s’éveille. Tel n’a pas été mon cas. Ma vocation est née, suite à une question qui m’avait été posée par le curé de ma paroisse natale en classe du cours élémentaire : il nous demandait d’écrire un souhait pour l’avenir et de le justifier. Mon souhait fut le suivant «je veux devenir sœur pour annoncer la bonne nouvelle» se fut pour moi l’heure que le Seigneur choisit pour raviver en moi cette flamme de la foi qui ne brillait alors que timidement.


La providence avait mis sur mon chemin des personnes pétries de l’amour de Dieu et du prochain, qui m’ont aidé à nourrir cette idée. Au moment où cette vocation commençait apprendre racine, elle fut éprouvée par le décès inattendu de ma grande sœur, qui me laissa un bébé de deux semaines. Cet événement douloureux, m’a bouleversé et a crée en moi un refroidissement vocationnel.  Le doute, le découragement, et le questionnement ont pris place, se fut pour moi un grand moment de combat intérieur. Cette expérience m’avait fait expérimenter la délicatesse de Dieu à mon égard et sa patience, le Seigneur veillait à ma vocation. C’est dans la prière que j’ai pu gagner ce combat car je Lui ai ouvert mon cœur. J’ai retrouvé la paix intérieure et j’ai mis toute ma confiance en celui qui m’invitait à ne vivre que pour Lui pour dépasser les obstacles. Aujourd’hui, je comprends que ce temps n’était pas stérile pour lui, mais nécessaire pour moi, et qu’à mon égard il préparait avec patience les jalons pour la suite de mon cheminement avec Lui. J’ai vu en ce moment là que je tenais un trésor entre les mains. Le combat gagné, J’ai exprimé mon désir de suivre le Christ dans la congrégation des sœurs de l’enfant Jésus par une demande écrite. 

C’est ainsi que le 11 juin 1989, suite à la réponse positive à ma demande,  je fus envoyée à la communauté de Nitoukou pour vivre l’étape du postulat. Ce fut un nouveau départ, un début d’une grande aventure avec le Christ. En octobre 1990 je fis l’entrée au noviciat à Somo, le 31 octobre 1992 les premiers vœux à la paroisse Saint Jean Baptiste de Somo et les vœux perpétuels le 04 septembre 1999 à la paroisse Marie Auxiliatrice de Mimboman. En célébrant 25 ans de vie à la suite du Christ, je voudrais faire de ce jubilée une occasion privilégié pour relire ma vie et penser aux grandes étapes de ma vie religieuse et faire le point. Durant ces 25 ans, ma sensibilité a toujours été orientée vers les personnes qui ont plus besoin d’écoute, d’accueil, et vers les plus démunis de la société. Pour la suite, je demande au Seigneur que sa grâce inspire mes actions et les soutiennent jusqu’au bout pour que toutes mes activités prennent leur source en lui et reçoivent de lui leur achèvement.

Merci seigneur pour cette vie humaine et si précieuse, si fragile, si grande. Merci d’être là que je sois fervente ou que je sois tiède, que je sois pleine  ou décourager, toi tu es présent à tous les instants.